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Changements LMNP en 2026 : Quelles réformes fiscales pour la location meublée ?

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Le LMNP traverse une période de transformation fiscale majeure. Depuis janvier 2025, les amortissements déduits sont réintégrés dans la plus-value à la revente (sauf résidences étudiantes, seniors et EHPAD totalement exemptées). Pour 2026, UNE SEULE réforme est définitivement votée : la loi anti-Airbnb (loi n°2024-1039), qui réduit drastiquement les avantages fiscaux des meublés de tourisme non classés (plafond ramené à 15 000 € avec 30% d'abattement). Cette mesure s'applique aux revenus perçus dès le 1er janvier 2025. Les autres réformes restent incertaines.


🔴 MISE À JOUR IMPORTANTE - Le 15 décembre 2025, le Sénat a adopté le PLF 2026 (187 voix pour, 109 contre).

Bonne nouvelle pour le LMNP : la version Sénat ne contient AUCUN plafonnement de l'amortissement à 2%, contrairement aux amendements votés puis rejetés par l'Assemblée en novembre.

Le Sénat a en revanche adopté le statut du bailleur privé (amortissement 3,5%-5,5% pour la location nue, engagement 9 ans).

Une Commission Mixte Paritaire se réunit le 19 décembre pour tenter de trouver un compromis entre la version Sénat et la version Assemblée. Les députés POURRAIENT réintroduire le plafonnement LMNP comme point de négociation.

Ce qui est CERTAIN pour 2026 à ce stade :

  • Loi anti-Airbnb (votée et promulguée) : plafond 15 000€ pour meublés tourisme non classés

  • Réintégration amortissements depuis mars 2025 (sauf résidences étudiantes/seniors/EHPAD)

  • Prélèvements sociaux 18,6% (au lieu de 17,2%) depuis janvier 2025

Ce qui reste INCERTAIN :

  • Plafonnement amortissement LMNP à 2% (PAS dans version Sénat actuelle)

  • Statut bailleur privé (adopté par Sénat, mais accord final à confirmer)

⚠️ Les informations ci-dessous sont susceptibles d'évoluer rapidement.

Cet article est mis à jour régulièrement selon l'évolution des débats parlementaires et des votes définitifs.


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Le LMNP en 2026 : loi anti-Airbnb votée, autres mesures en débat

Loi anti-Airbnb : réforme majeure des meublés de tourisme

⚠️ Loi VOTÉE et PROMULGUÉE (loi n°2024-1039 du 7 novembre 2024) – Application CERTAINE aux revenus perçus dès le 1er janvier 2025, déclarés au printemps 2026

La loi de finances 2026 instaure un durcissement drastique de la fiscalité des meublés de tourisme non classés. Les locations saisonnières type Airbnb, Booking ou locations de vacances sans label qualité voient leur plafond micro-BIC divisé par cinq et leur abattement fortement réduit.

Ce qui change pour les meublés de tourisme NON classés :

Avant 2026, ces locations bénéficiaient d'un régime très favorable : plafond de revenus à 77 700 € avec un abattement de 71%, ne laissant que 29% des loyers imposables. À partir du 1er janvier 2026, ce régime est remplacé par un plafond de 15 000 € avec seulement 30% d'abattement, soit 70% des revenus désormais imposables.

Pour tout dépassement du seuil de 15 000 €, le passage au régime réel devient obligatoire, avec l'ensemble des contraintes comptables associées (tenue d'une comptabilité, liasse fiscale, potentiellement recours à un expert-comptable).

Tableau comparatif : impact fiscal concret

Revenus locatifs annuels

Avant 2026

À partir de 2026

Surcoût fiscal annuel

20 000 €

Base imposable : 5 800 € (29%)

Impôt + PS : 2 738 €

Basculement obligatoire au régime réel

Estimation : 4 500-6 000 €

+1 762 € à +3 262 €

15 000 €

Base imposable : 4 350 € (29%)

Impôt + PS : 2 053 €

Base imposable : 10 500 € (70%)

Impôt + PS : 4 956 €

+2 903 €

10 000 €

Base imposable : 2 900 € (29%)

Impôt + PS : 1 369 €

Base imposable : 7 000 € (70%)

Impôt + PS : 3 304 €

+1 935 €

Calculs basés sur une tranche marginale d'imposition (TMI) de 30% + prélèvements sociaux de 17,2%

Pour un loueur générant 15 000 € de revenus annuels, la réforme représente un quasi-doublement de la fiscalité. Au-delà de 20 000 €, le basculement obligatoire au régime réel impose une gestion comptable professionnelle, avec des coûts supplémentaires de 800 à 1 500 € par an.

Qui est concerné et qui est épargné ?

Locations fortement pénalisées par la réforme 2026 :

Les propriétaires de meublés de tourisme non classés constituent la cible exclusive de cette mesure. Sont concernés les appartements et maisons loués via Airbnb, Booking, Abritel ou tout autre plateforme sans obtention d'un classement officiel en étoiles. Les résidences secondaires louées de manière saisonnière ou ponctuelle, même quelques semaines par an, tombent également sous ce nouveau régime dès lors qu'elles ne disposent pas du label qualité délivré par un organisme agréé. Les locations de courte durée occasionnelles, y compris pour des événements ponctuels, sont incluses dans le périmètre de la réforme.

Locations préservées par la réforme 2026 :

Les meublés de tourisme classés de 2 à 5 étoiles par Atout France ou un organisme accrédité conservent intégralement leurs avantages fiscaux : plafond micro-BIC maintenu à 77 700 € et abattement de 50%. Les locations meublées en longue durée (bail d'un an, bail mobilité de 1 à 10 mois, locations étudiantes de 9 mois) restent totalement inchangées avec le plafond de 77 700 € et l'abattement de 50%. Les résidences de services exploitées sous bail commercial (résidences étudiantes, seniors, affaires, EHPAD) ne sont pas impactées, leur fiscalité demeurant strictement identique à 2025.

Le classement en meublé de tourisme représente l'unique parade fiscale à la réforme 2026 pour les loueurs saisonniers. Cette démarche administrative permet de conserver le régime avantageux : plafond de 77 700 € et abattement de 50% au lieu des nouveaux 15 000 € et 30%.

Les critères d'obtention portent sur la superficie minimale, les équipements de confort (literie, cuisine, sanitaires) et l'état général du logement. Le délai d'instruction varie de 2 à 3 mois, rendant urgent le lancement de la démarche avant fin 2025 pour bénéficier du nouveau régime dès janvier 2026.

Plafonnement de l'amortissement LMNP à 2% par an

⚠️ Mesure EN DÉBAT – Adoption incertaine (Sous-amendement n°3969 adopté le 14 novembre 2025)

Le 14 novembre 2025, l'Assemblée nationale a adopté un plafonnement du taux d'amortissement pour les locations meublées soumises au régime BIC réel (LMNP et LMP). Le taux d'amortissement est désormais fixé à 2% fixe par an, contre 2,5% à 4% actuellement pratiqués selon la méthode des composants.

Cette mesure a été adoptée dans le cadre du vote sur le statut de bailleur privé, afin de rééquilibrer l'attractivité fiscale entre location meublée et location nue. Le nouveau statut de bailleur privé pour la location nue offre en effet des taux d'amortissement de 3,5% à 5,5%, rendant nécessaire un ajustement du régime LMNP.

Impact potentiel : Sur un bien de 300 000 €, le plafonnement réduirait la déduction de 7 500 € à 6 000 €/an, soit un surcoût fiscal d'environ 450 €/an.

Qui serait concerné ?

  • Tous les LMNP au régime réel

  • Application probable aux nouveaux biens uniquement

  • Stock existant : à clarifier

Cette réforme marque un tournant historique dans la fiscalité immobilière française. Jusqu'en 2025, le LMNP était systématiquement plus avantageux que la location nue grâce à un amortissement de 2,5% à 4% par an.

Avec le vote simultané du statut de bailleur privé (amortissement de 3,5% à 5,5% pour la location nue) et du plafonnement à 2% pour le LMNP, la location nue devient fiscalement plus attractive pour les nouveaux investissements à loyers conventionnés.

Cette inversion des équilibres fiscaux vise à encourager la production de logements à loyers abordables et à réorienter l'investissement locatif vers la location nue de longue durée, plutôt que vers les locations meublées de courte durée.

A lire : statut de bailleur privé vs LMNP : que choisir en 2026 ?

Calendrier de décision et dates clés

  • Décembre 2025 : Vote définitif du projet de loi de finances 2026 après les dernières navettes parlementaires entre Assemblée nationale et Sénat. C'est à cette date que la présence ou l'absence de cette mesure sera définitivement tranchée. Les investisseurs doivent surveiller particulièrement la fin décembre pour connaître les arbitrages finaux.

  • Janvier 2026 : Application immédiate des mesures votées lors du PLF 2026. Toute réforme adoptée en décembre 2025 entre en vigueur dès le 1er janvier 2026, sans période transitoire ni régime dérogatoire pour les biens acquis antérieurement.

  • Horizon 2027 : Les débats parlementaires évoquent une potentielle fusion des régimes micro-BIC et LMNP dans une réforme plus globale de la fiscalité des revenus locatifs. Cette refonte structurelle pourrait harmoniser les plafonds et abattements entre location nue et meublée, mais aucun projet concret n'est encore formalisé à ce stade.

Ce qui ne change pas sur le LMNP en 2026

Malgré les réformes en cours, le statut LMNP conserve des avantages fiscaux majeurs qui le maintiennent parmi les dispositifs d'optimisation les plus performants de l'investissement locatif. Les mécanismes fondamentaux restent opérationnels et préservent une rentabilité nette après impôt supérieure à la location nue.

Déduction intégrale des charges et travaux au régime réel

Le régime réel simplifié permet de déduire l'ensemble des frais engagés pour l'exploitation du bien meublé, réduisant ainsi le revenu imposable. Cette déductibilité totale, inchangée en 2025 et 2026, couvre dix catégories principales de dépenses. La liste complète des charges déductibles est sur notre article à ce sujet.

Cette déductibilité exhaustive génère souvent un revenu imposable proche de zéro, voire un déficit reportable sur les revenus LMNP des années suivantes (dans la limite de 10 ans). L'économie fiscale annuelle dépasse fréquemment 30% à 45% des charges engagées selon la tranche marginale d'imposition.

Amortissement actif pendant la détention (mécanisme maintenu mais modifié en 2026)

Le mécanisme d'amortissement comptable reste pleinement opérationnel pour les loueurs au régime réel. L'amortissement permet de neutraliser fiscalement une grande partie des revenus locatifs : la dépréciation annuelle du bien vient en déduction du bénéfice imposable, réduisant ou annulant l'impôt dû sur les loyers perçus.

Réforme 2025 : Les amortissements sont réintégrés dans la plus-value à la revente, sauf pour les résidences étudiantes, seniors et EHPAD qui en sont totalement exonérées.

Réforme 2026 : Le taux d'amortissement est plafonné à 2% par an (contre 2,5%-4% auparavant) suite au vote du 14 novembre 2025.

Exonération totale de plus-value après 30 ans de détention

Le barème d'exonération progressive des plus-values immobilières, identique pour le LMNP et la location nue, demeure totalement inchangé par les réformes 2025-2026. Ce mécanisme favorise les stratégies patrimoniales de long terme.

Cette exonération complète après 30 ans compense largement la réintégration des amortissements instaurée en 2025. Un bien conservé trois décennies échappe totalement à la fiscalité de sortie, transformant le LMNP en véhicule patrimonial de transmission intergénérationnelle particulièrement efficace.

Optimiser la détention longue : acheter des biens LMNP déjà loués

Si vous planifiez une détention de 22 à 30 ans pour bénéficier de l'exonération totale, privilégiez l'achat de biens déjà occupés en location meublée. Sur une détention de 25 ans, économiser 6 mois de vacance locative à l'achat représente un gain de trésorerie de 15 000€ à 30 000€ selon le bien.

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Fiscalité toujours plus avantageuse que la location nue

Le LMNP conserve une supériorité fiscale structurelle face à la location vide. Au régime micro-BIC, l'abattement forfaitaire de 50% pour les locations longue durée (77 700 € de plafond) surpasse les 30% de la location nue (15 000 € de plafond). Les loyers d'un meublé excèdent généralement de 20% à 30% ceux d'un bien équivalent loué vide, compensant largement les contraintes de gestion. Au régime réel, la déductibilité des amortissements (inexistante en location nue) et l'exhaustivité des charges admises procurent un avantage fiscal de 3 000 à 8 000 € annuels sur un bien moyen. Enfin, la flexibilité locative du meublé (préavis réduit, rotation facilitée) offre une souplesse de gestion incomparable avec le bail de trois ans minimum de la location vide.

Qui est impacté et comment réagir ?

Loueurs Airbnb et meublés de tourisme non classés

🔴 FORTEMENT IMPACTÉS (mesure confirmée 2026)

Les propriétaires de meublés de tourisme sans classement subissent le durcissement fiscal le plus sévère. Si vos revenus locatifs restent inférieurs à 15 000 € annuels, le micro-BIC demeure accessible mais avec une fiscalité pratiquement doublée : base imposable passant de 29% à 70% des loyers. Au-delà de 15 000 €, le basculement au régime réel devient obligatoire avec toutes ses contraintes comptables.

Investisseurs en résidences services (étudiants, seniors, affaires)

🟢 PEU IMPACTÉS (location longue durée préservée)

Les détenteurs de biens en résidences de services exploitées sous bail commercial conservent l'intégralité de leurs avantages : plafond micro-BIC de 77 700 € et abattement de 50% maintenus. La loi anti-Airbnb ne concerne que les locations touristiques de courte durée.

Propriétaires en location meublée classique (bail mobilité, étudiant)

🟢 PEU IMPACTÉS à court terme

Les locations meublées en longue durée (bail annuel, bail mobilité, location étudiante) échappent totalement à la réforme 2026. Le régime fiscal reste strictement identique : plafond de 77 700 € et abattement de 50% au micro-BIC, ou déduction intégrale des charges et amortissements au régime réel. Le risque se situe à moyen terme avec les éventuelles réformes structurelles envisagées pour 2027.

Nouveaux investisseurs en projet d'acquisition

⚠️ INCERTITUDE MAXIMALE

L'instabilité réglementaire impose une prudence accrue avant tout nouvel investissement LMNP.

Pour les meublés de tourisme sans classement, vous pouvez reporter votre investissement après le vote définitif du PLF 2026 en décembre 2025.

Pour les locations longue durée classiques, simuler l'impact des trois scénarios (statu quo, plafonnement de l'amortissement, suppression) avant validation.

La SCI à l'IS constitue une alternative structurellement protégée des réformes LMNP, à étudier pour les patrimoines multi-biens.

Stratégies d'optimisation de l'investissement LMNP en 2026

Privilégier la détention longue durée (au-delà de 22 ans)

L'exonération totale après 30 ans de détention compense intégralement la réintégration des amortissements instaurée en 2025. Sur une détention de 10 ans, la rentabilité nette après impôt diminue de 1,5 à 2,5 points annuels selon le montant des amortissements. Au-delà de 22 ans, l'exonération de l'impôt sur le revenu puis des prélèvements sociaux (30 ans) rétablit la rentabilité d'origine, voire l'améliore grâce à la valorisation immobilière. Cette stratégie patrimoniale transforme le LMNP en outil de transmission intergénérationnelle plutôt qu'en placement spéculatif court terme.

Quand choisir le régime réel plutôt que le micro-BIC ?

Critère

Micro-BIC

Régime Réel

Seuil de bascule

Charges réelles

< 50% des loyers

> 50% des loyers

Si charges + travaux élevés

Loyers annuels

< 30 000 €

> 30 000 €

Volume de revenus

Amortissement disponible

Non

Oui (2-3% par an)

Si bien acquis récemment

Complexité

Déclaration simple

Comptabilité complète

Acceptation gestion

Coût comptable annuel

0 €

800-1 500 €

À déduire des économies

Le basculement au régime réel devient pertinent au-delà de 25 000 à 30 000 € de loyers annuels, ou lorsque les charges réelles dépassent 50% des revenus locatifs. L'amortissement seul justifie souvent l'option pour le régime réel sur les biens récents.

Faire classer votre meublé de tourisme avant fin 2025

Pour les loueurs saisonniers générant plus de 15 000 € annuels, le classement 2 étoiles (coût 300-500 €) évite le basculement au nouveau régime défavorable 2026. L'économie fiscale annuelle de 3 000 à 6 000 € rentabilise l'investissement en 1 à 2 mois. Le délai d'obtention de 2 à 3 mois impose un lancement immédiat de la démarche auprès d'Atout France ou d'un organisme agréé.

Anticiper avec une SCI à l'IS pour les gros patrimoines

La SCI soumise à l'impôt sur les sociétés devient une alternative crédible pour les patrimoines supérieurs à 3 biens ou en cas de vote d'une suppression de l'amortissement LMNP. L'IS à 15% (jusqu'à 42 500 € de bénéfice) puis 25% offre un taux inférieur aux tranches marginales élevées. L'amortissement reste garanti et non menacé par les réformes LMNP. La transmission par donation de parts sociales facilite l'organisation successorale. Limites majeures : impossibilité de sortir du capital sans fiscalité (dividendes taxés), comptabilité obligatoire (1 500-3 000 € annuels), irréversibilité de l'option IS pendant 15 ans minimum.

Arbitrage LMNP vs Statut de bailleur privé pour les nouveaux projets 2026

Pour un premier investissement locatif en 2026, le statut de bailleur privé devient mathématiquement plus avantageux si vous acceptez les contraintes (loyers plafonnés, engagement 12 ans, maximum 2 biens). Notre recommandation : Pour un investisseur disposant d'un capital limité (1-2 biens), privilégiez le statut de bailleur privé en achetant des biens déjà loués à loyers intermédiaires. Vous bénéficiez immédiatement de l'amortissement maximal sans vacance locative.

A lire : statut de bailleur privé vs LMNP : que choisir en 2026 ?

Rappel de la réforme 2025 : réintégration des amortissements à la revente

Depuis le 1er janvier 2025, les amortissements déduits pendant la détention d'un bien LMNP sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente. Les amortissements qui ont réduit votre impôt pendant la location viennent augmenter votre plus-value taxable lors de la cession.

Formule : Plus-value imposable = Prix de vente - (Prix d'achat - Amortissements déduits)

Exemple rapide : Un bien acheté 200 000 € et revendu 250 000 € après avoir déduit 40 000 € d'amortissements génère désormais une plus-value de 90 000 € (au lieu de 50 000 €), soit un surcoût fiscal de 14 480 €.

Qui est concerné ?

✅ Soumis à la réintégration :

  • Locations meublées classiques (bail annuel, bail mobilité)

  • Meublés de tourisme (classés ou non)

  • Résidences de tourisme et d'affaires

❌ EXCLUS de la réintégration :

  • Résidences étudiantes

  • Résidences seniors

  • EHPAD et résidences médicalisées

Cette exemption permet aux investisseurs en résidences gérées de conserver l'intégralité de l'avantage fiscal historique du LMNP : amortissement pendant la détention sans pénalité à la revente.

À retenir : Cette mesure favorise les détentions longues (exonération totale après 22 ans pour l'IR et 30 ans pour les prélèvements sociaux) où les abattements compensent l'impact de la réintégration.

Tableau comparatif avant/après 2025

Critère

Avant 2025

Depuis 2025

Calcul plus-value

Prix vente - Prix achat

Prix vente - (Prix achat - Amortissements)

Exemple (bien 200k€, 40k€ amortis)

Plus-value : 50 000 €

Plus-value : 90 000 €

Surcoût fiscal

-

+14 480 €

Exemple concret avec un bien à 200 000 € :

  • Avant 2025 : Plus-value = 250 000 € - 200 000 € = 50 000 €

  • Depuis 2025 avec 40 000 € d'amortissements déduits : Plus-value = 250 000 € - (200 000 € - 40 000 €) = 90 000 €

  • Surcoût fiscal : (90 000 € - 50 000 €) × 36,2% = 14 480 € supplémentaires

Impact fiscal concret des réformes LMNP de 2025 par profil

Le tableau suivant illustre l'impact de la réforme 2025 selon la durée de conservation du bien.

L'exemple porte sur un appartement acheté 200 000 € et revendu 250 000 €.

Profil

Détention courte (<5 ans)

Détention moyenne (10-15 ans)

Détention longue (>22 ans)

Plus-value brute

50 000 €

50 000 €

50 000 €

Amortissements déduits

25 000 € (5 000 €/an × 5)

50 000 € (5 000 €/an × 10)

110 000 € (5 000 €/an × 22)

Plus-value imposable

75 000 €

100 000 €

160 000 €

Abattement durée

0%

36% (IR) / 0% (PS)

Exonération totale IR / 100% PS

Impôt + PS (36,2%)

27 150 €

19 000 € (IR) + 17 200 € (PS) = 36 200 €

0 €

Impact réforme 2025

+9 050 € vs avant réforme

+18 100 € vs avant réforme

Nul (exonération)

La réforme 2025 pénalise fortement les détentions courtes et moyennes. Sur 5 ans, le surcoût fiscal représente 50% de taxation supplémentaire. Sur 10 ans, il double quasiment l'impôt dû. Seules les détentions de plus de 22 ans échappent totalement à l'impact grâce à l'exonération complète.

La réintégration des amortissements modifie profondément les équilibres économiques de l'investissement LMNP. La rentabilité nette après impôt des stratégies de revente rapide (moins de 10 ans) diminue de 2 à 3 points de rendement annuel selon le profil fiscal. L'allongement de la durée optimale de détention devient une contrainte structurelle : le seuil de rentabilité se déplace vers 15-20 ans minimum au lieu de 8-10 ans auparavant. Le calcul du TRI (Taux de Rentabilité Interne) doit désormais intégrer systématiquement la fiscalité de sortie majorée, rendant obsolètes les simulations antérieures à 2025. Les stratégies de revente opportunistes, visant à capter rapidement la plus-value immobilière, perdent leur attractivité fiscale. L'arbitrage entre détention longue et transmission successorale devient central dans la construction patrimoniale, favorisant désormais la conservation jusqu'à exonération complète ou la donation anticipée avec réserve d'usufruit.

FAQ

Le LMNP est-il supprimé en 2026 ?

Non, le statut LMNP n'est pas supprimé. Seuls les meublés de tourisme non classés subissent un durcissement majeur (plafond ramené à 15 000 € dès janvier 2026). Les locations longue durée et résidences services conservent leurs avantages fiscaux intégralement.

La fiscalité du LMNP devient-elle moins avantageuse ?

Oui pour deux profils : les meublés de tourisme non classés (fiscalité doublée en 2026) et toutes les reventes depuis 2025 (réintégration des amortissements dans la plus-value). Les locations longue durée restent inchangées.

Le LMNP reste-t-il un bon investissement après 2025 ?

Oui pour les détentions longues (>22 ans), les résidences services et les meublés classés. Non pour les stratégies de revente rapide (<10 ans) et les Airbnb non classés. La rentabilité dépend désormais fortement de la durée de détention et du type de location.

Le LMNP est-il encore intéressant après le vote du statut de bailleur privé en 2026 ?

Le LMNP reste pertinent pour les résidences services, meublés de tourisme classés (+15 000 € annuels), portefeuilles de plus de deux biens et investisseurs privilégiant la flexibilité. Pour un premier investissement à loyers plafonnés, le statut de bailleur privé surpasse le LMNP avec son amortissement de 3,5% à 5,5% contre 2%.

Faut-il vendre son bien LMNP avant 2026 ?

Non, sauf urgence financière. La réintégration des amortissements s'applique déjà depuis janvier 2025. Vendre maintenant ou en 2026 ne change rien fiscalement. Privilégier une détention jusqu'à exonération complète (22-30 ans) pour maximiser la rentabilité après impôt.

Quelles alternatives au LMNP ?

La SCI à l'IS pour les gros patrimoines (amortissement garanti, IS 15-25%), le statut LMP si revenus >23 000 € (déficit imputable), ou le conventionnement Loc'Avantages pour la location longue durée (réduction d'impôt jusqu'à 35% du loyer, compatible LMNP).