
Pas de recherche de locataire, rendement dès le premier jour
Tous les biens ont été analysé et vérifiés
Si l'investissement dans des murs commerciaux a longtemps été synonyme d'une bonne rentabilité, aujourd'hui, cette affirmation doit être nuancée. Entre la progression continue du e-commerce, la crise des Gilets jaunes ou celle du coronavirus, ce modèle économique connaît des bouleversements majeurs qui peuvent gravement impacter votre placement. Rendement, fiscalité, contraintes du bail : voici ce qu'il faut savoir avant de se lancer dans l'investissement immobilier d'entreprise.
Investir dans un local commercial consiste à acquérir les murs commerciaux d'un espace destiné à une activité commerciale pour le louer à un exploitant. Ce placement rentable attire les investisseurs pour plusieurs raisons.
Le bail commercial 3 6 9 engage le locataire pour une durée minimale de 9 ans, ce qui vous assure une forte visibilité sur vos revenus locatifs. Le turnover est bien plus faible que dans le résidentiel, et la rentabilité nette reste généralement supérieure.
Côté charges, le contrat de location commerciale permet de reporter sur le locataire une grande partie des dépenses : entretien, réparations courantes, charges de copropriété, voire taxe foncière local commercial. Un avantage considérable pour préserver votre valeur locative nette.
Enfin, l'achat à crédit génère un double effet de levier. Le loyer local commercial couvre tout ou partie de la mensualité, et les intérêts d'emprunt sont déductibles de vos revenus fonciers, avec la possibilité de créer un déficit foncier reportable pendant 10 ans. L'acquisition via une SCI local commercial reste également une option pour optimiser la fiscalité de votre investissement locatif et la transmission patrimoniale.
L'immobilier commercial regroupe plusieurs types de locaux commerciaux, chacun adapté à une activité commerciale spécifique.
Les boutiques en pied d'immeuble sont les plus accessibles pour les investisseurs particuliers. On y retrouve des commerces de proximité, des restaurants ou encore un local à un dentiste ou à d'autres professions de santé. Leur valeur dépend fortement de l'emplacement et du fonds de commerce exploité par le locataire.
Les bureaux constituent un segment à part entière de l'investissement immobilier d'entreprise. Investir dans des bureaux séduit par la stabilité des locataires (souvent des entreprises engagées sur des baux longs) et un taux de rendement immobilier de bureaux qui se situe généralement entre 3 et 6 % selon la localisation.
Les entrepôts et locaux d'activité connaissent un essor important grâce à la logistique du dernier kilomètre. Les prix d'acquisition y sont plus bas, ce qui offre une rentabilité local commercial souvent attractive, même si le potentiel de valorisation reste plus limité.
Enfin, les cellules en centre commercial offrent une visibilité importante grâce au flux de visiteurs captifs. En contrepartie, les charges y sont élevées et la santé globale du centre influence directement votre investissement.
Vous souhaitez diversifier votre patrimoine au-delà du commercial ? Trackstone vous donne accès à des biens locatifs déjà loués, analysés financièrement et vérifiés. Aucune vacance locative, aucun frais de recherche de locataire : vous percevez vos loyers dès le premier jour. Découvrir les opportunités sur Trackstone →
La rentabilité d'un investissement commercial dépend de plusieurs facteurs : le prix d'achat, le montant du loyer, les charges et la vacance locative éventuelle.
Pour le calcul du prix d'un local commercial et de son taux de rendement brut, la formule est simple : (loyer annuel / prix d'achat) x 100. En moyenne à Paris, la rentabilité tourne autour de 2,5 %, principalement en raison des prix d'acquisition élevés. En province, elle peut atteindre 6 à 8 % sur des emplacements bien choisis.
L'estimation des murs commerciaux repose avant tout sur la valeur locative du bien, et non sur le prix au mètre carré comme dans le résidentiel. Le loyer est fixé librement à la signature du bail, généralement sur la base de cette valeur locative. Celle-ci se calcule ainsi : VL = surface pondérée x prix de la catégorie d'activité x coefficient de localisation.
Pour évaluer la rentabilité nette, pensez à intégrer les frais annexes à prévoir, les éventuels travaux à votre charge et la fiscalité du local commercial applicable. Le régime réel permet de déduire davantage de charges et d'optimiser significativement votre imposition par rapport au micro-foncier.
L'investissement en local commercial comporte des risques spécifiques qu'il convient d'anticiper.
Vacance locative.
Contrairement au résidentiel, trouver un nouveau locataire pour un local commercial peut prendre plusieurs mois, surtout sur des emplacements secondaires. Pendant ce temps, vous supportez les charges sans percevoir de loyer.
Risque d'impayé.
La valeur de votre bien est directement liée au chiffre d'affaires de votre locataire. Si son activité décline, le risque de loyers impayés augmente, et la valeur de revente de votre local diminue.
Protection du locataire via le droit au bail.
Le bail commercial protège fortement le locataire. En tant que bailleur, vous ne pouvez pas reprendre le local ni refuser le renouvellement du bail commercial sans verser une indemnité d'éviction, parfois très élevée (perte de clientèle, frais de déménagement, rachat de fonds de commerce…). De même, résilier un bail commercial en cours reste très encadré et rarement à l'initiative du bailleur.
Concurrence du e-commerce.
La montée en puissance du commerce en ligne fragilise de nombreux commerces physiques. Évaluez la résilience du secteur d'activité de votre futur locataire avant de vous engager.
Plusieurs options s'offrent à vous pour financer votre investissement immobilier.
Le crédit bancaire reste la solution la plus courante. Il vous permet de bénéficier de l'effet de levier tout en conservant votre épargne. Les banques examineront la solidité du locataire en place et la qualité de l'emplacement pour accorder le prêt.
L'acquisition via une société civile de placement (SCI) est une alternative intéressante, surtout pour un projet de SCI local commercial à plusieurs associés. Elle facilite la gestion collective, optimise la transmission patrimoniale et permet de déduire l'ensemble des frais de gestion et des charges liées au bien.
Si vous souhaitez plus de flexibilité, le bail dérogatoire (d'une durée maximale de 3 ans) peut être un atout. Il permet de tester un locataire avant de s'engager sur un bail 3-6-9 classique, et autorise souvent un loyer plus élevé.
N'oubliez pas d'intégrer dans votre plan de financement l'ensemble des frais : frais de notaire (7 à 8 % dans l'ancien), charges de copropriété non récupérables et éventuels travaux de mise aux normes.
Le bail commercial classique, encadré par le Code de commerce, est conclu pour une durée bail commercial minimale de 9 ans. On l'appelle bail 3-6-9 car le locataire dispose d'une faculté de résiliation à chaque période triennale (3, 6 ou 9 ans). En revanche, le bailleur ne peut donner congé qu'à l'échéance des 9 ans, sauf motifs précis.
À l'issue du bail, le renouvellement bail commercial est un droit pour le locataire. Si vous refusez ce renouvellement, vous devrez lui verser une indemnité d'éviction. Quant à la possibilité d'augmenter le loyer d'un bail commercial, elle est encadrée par l'indice des loyers commerciaux (ILC) ou l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT), sauf en cas de modification notable des facteurs locaux de commercialité.
Il ne faut pas confondre le contrat de bail commercial avec le bail professionnel, réservé aux professions libérales, dont la durée minimale est de 6 ans.
Pour les locaux commerciaux, il existe aussi le bail dérogatoire. Limité à 3 ans maximum (depuis la loi Pinel de 2014), il offre plus de souplesse. Il ne confère pas au locataire le droit au renouvellement ni la propriété commerciale, ce qui vous laisse davantage de liberté à son terme. Enfin, le bail saisonnier convient aux activités temporaires et ne dépasse pas quelques mois.
Le choix de l'emplacement est le facteur déterminant de votre investissement immobilier. Le marché distingue trois niveaux.
L'emplacement n°1 correspond aux zones à très forte fréquentation : rues piétonnes, centres-villes historiques, proximité des transports. C'est un emplacement stratégique qui garantit un flux de clientèle constant et une vacance quasi nulle. En contrepartie, le prix des murs commerciaux y est très élevé.
L'emplacement n°1 bis se situe à proximité immédiate de la zone commerciale la plus prisée. Le flux de passage est légèrement inférieur, mais le rapport qualité-prix est souvent plus favorable pour l'investisseur.
L'emplacement n°2, plus éloigné du coeur de la zone commerciale, se négocie à un tarif bien inférieur. Il convient davantage aux activités de destination (services, professions de santé) qui ne dépendent pas du flux de passage.
Pour bien choisir votre emplacement, analysez la dynamique commerciale du quartier, les projets d'urbanisme en cours, la desserte en transports et le profil des enseignes déjà présentes. Un local commercial bien situé dans une zone commerciale en développement peut offrir un excellent potentiel de valorisation à moyen terme, comparable aux meilleurs quartiers français pour l'investissement locatif résidentiel en termes de dynamique de prix.